Graphe Maison Graphe Ancêtres
Graphe Wantok

Hébergement

Traditionnellement, dans les villages, on ne connaît pas de problème d'hébergement. La construction de maisons, effectuée le plus souvent par des groupes de parents et d'amis, suffit à satisfaire les besoins de la population locale. Mais il en va tout autrement dans les villes. Là, les migrants sont confrontés à de plus grands changements en matière de logement, des changements qui perturbent les valeurs et le style de vie des familles.

Ayant quitté la terre de leurs ancêtres, les Océaniens ont très peu de contrôle sur les types d'hébergement disponibles ou abordables, leurs choix étant surtout restreints par leurs revenus et par le degré d'aide de leurs wantoks. Dans certaines zones urbaines, les logements publics à prix modique favorisent peu les modes d'interaction sociale, habituels dans les milieux ruraux. Ainsi, alors que, dans les villages samoans, les habitations dépourvues de murs favorisent une participation active de la génération des parents à la socialisation et à la supervision des enfants et des adolescents, dans des villes comme Honolulu (Hawaii), les Samoans imputent en partie l'augmentation de la criminalité et de la toxicomanie chez leurs jeunes aux logements inadéquats (comme les petits appartements situés dans les tours d'habitation).

Dans d'autres villes comme à Auckland (Nouvelle-Zélande), les programmes de subventions gouvernementales ont facilité l'accès à la propriété, mais les maisons construites pour les petites familles nucléaires d'ascendance européenne ne conviennent pas aux familles plus nombreuses et plus souples des Océaniens. Certaines familles samoanes ont imaginé des solutions qui répondent à leurs besoins d’espace pour se loger ou se réunir, en utilisant par exemple de façon originale certaines structures comme des garages.

Jan Rensel, 2000

Banlieue urbaine
ombre
Banlieue urbaine