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Cuisines

 Arme
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Femme cuisinant
Dans maintes sociétés océaniennes, on fait la cuisine dans des abris distincts des maisons qui, lieux très privés, ne servent presque exclusivement que de dortoirs. Jouxtant la résidence d'une maisonnée, ces abris présentent un aspect ouvert, d'une architecture très simple et dépourvue de murs, habituellement sur deux ou trois faces pour faciliter la ventilation. Un trou peu profond, entouré de pierres et creusé à même le sol en terre battue, forme l'âtre. Avant l'arrivée de casseroles, de chaudrons et autres contenants importés, on faisait bouillir les aliments dans d'épais bols de bois remplis d'eau dans lesquels on jetait des pierre rougies au feu qu'on maniait avec de longues tenailles en bambou.
Les cuisines offrent des abris contre le soleil ou la pluie, où on socialise entre membres de la famille et avec des voisins ou amis. Des troncs d'arbre couchés sur le sol démarquent le périmètre de l'abri et servent de bancs. Aux moments, d'habitude fort animés, de préparation des repas, on voit souvent femmes et jeunes filles travailler de concert, se répartissant les tâches : épluchage de légumes, râpage de noix de coco, pilonnage, etc.

Par ailleurs, et surtout pour des repas collectifs lors de fêtes, on cuisine en plein air. On fait chauffer des pierres sur feu ouvert, les dispose en plate-forme sur le sol ou dans une cuvette, et les tapisse de feuilles (de bananier, de taro, etc.), de toile humide ou d’autres matériaux. On y place les aliments enveloppés ou non dans des feuilles, recouvre le tout de terre ou de vieux filets de pêche. On fait cuire des cochons, entiers ou dépecés, de cette manière pour les cérémonies. Comme combustible, on utilise des écales de noix de coco, du charbon ou du bois.

Pierre Maranda, 2000

Femme pilant du taro
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Femme pilant du taro

Pierres de cuisson
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Pierres de cuisson

Cuisine
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Cuisine

Couteau
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Couteau
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